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Projet - Base de données Faune du Québec


Grand Chevalier

Nom latin : Tringa melanoleuca

Distribution géographique : Le Grand Chevalier est largement répandu en Amérique du Nord. Il niche principalement dans les régions boréales du Canada et de l’Alaska, incluant certaines zones du nord du Québec. En dehors de la période de reproduction, il est observable sur une grande partie du continent, notamment dans le sud du Canada, aux États-Unis et jusqu’en Amérique centrale et du Sud.

Migration : Espèce fortement migratrice, le Grand Chevalier quitte ses zones de reproduction nordiques à l’automne pour migrer vers des régions plus tempérées ou tropicales. Il hiverne principalement dans le sud des États-Unis, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Au Québec, il est surtout visible durant les périodes de migration printanière et automnale, où il fait halte dans les milieux humides.

Caractères distinctifs : Le Grand Chevalier se distingue par ses longues pattes jaunes vives, qui sont particulièrement visibles en vol et lorsqu’il se déplace dans l’eau peu profonde. Son plumage est gris-brun tacheté sur le dessus et plus clair en dessous. Son bec est long, sombre et légèrement relevé vers le haut. En vol, il présente un croupion blanc bien visible et des ailes relativement longues. Il est plus grand et plus robuste que le Petit Chevalier, avec un bec proportionnellement plus long.

Mensuration : Le Grand Chevalier mesure généralement entre 29 et 38 centimètres de longueur. Son envergure varie entre 70 et 80 centimètres. Il présente une silhouette élancée avec de longues pattes et un bec fin légèrement retroussé.

Poid : Son poids se situe habituellement entre 130 et 220 grammes, ce qui en fait un oiseau relativement léger malgré sa taille.

Voix : Le Grand Chevalier est très vocal, surtout en vol. Il émet des cris clairs et répétés, souvent décrits comme un « teu-teu-teu » ou « tew-tew-tew ». Ces appels sont plus forts et plus graves que ceux du Petit Chevalier.

Habitat : Cet oiseau fréquente principalement les milieux humides ouverts. On le retrouve dans les marais, les étangs, les vasières, les rives de lacs et les zones inondées. Il privilégie les eaux peu profondes où il peut se nourrir facilement.

Nidification : Le nid est généralement installé au sol, souvent dissimulé dans la végétation près de l’eau ou parfois dans des zones plus sèches à proximité. Il est constitué d’une simple dépression tapissée de végétaux.

Reproduction : La reproduction a lieu dans les régions nordiques au printemps. La femelle pond habituellement quatre œufs. Les deux parents participent à l’incubation, qui dure environ 22 à 25 jours. Les jeunes sont nidifuges et quittent rapidement le nid après l’éclosion pour se nourrir par eux-mêmes sous la surveillance des adultes.

Régime alimentaire : Son alimentation est variée et composée principalement d’invertébrés aquatiques. Il consomme des insectes, des larves, des crustacés et des mollusques. Il peut également capturer de petits poissons et des amphibiens. Il se nourrit en marchant dans l’eau ou en effectuant de rapides mouvements du bec.

Comportement social : Le Grand Chevalier est un oiseau actif et souvent nerveux. Il se déplace rapidement dans l’eau peu profonde, scrutant le fond à la recherche de proies. Contrairement à certains limicoles plus discrets, il est relativement visible et n’hésite pas à vocaliser en présence d’intrus. Il peut être observé seul ou en petits groupes, surtout lors des migrations.

Longévité : La longévité du Grand Chevalier est estimée à environ 5 à 10 ans à l’état sauvage, bien que certains individus puissent vivre plus longtemps.

Prédateurs : Les œufs et les jeunes sont vulnérables à plusieurs prédateurs, notamment les renards, les oiseaux de proie et certains mammifères. Les adultes peuvent être la cible de rapaces comme le Faucon pèlerin.

Status de population : Le Grand Chevalier est considéré comme une espèce de préoccupation mineure à l’échelle mondiale. Sa population est globalement stable, bien que la qualité des milieux humides soit essentielle à sa survie. La perte ou la dégradation de ces habitats représente la principale menace pour l’espèce.

Notes : Les informations proviennent de références reconnues :
Cornell Lab of Ornithology
BirdLife International
IUCN
Environnement et Changement climatique Canada
Audubon Society

Fiche mise à jour le : 2026-04-03 - Nombre de consultations : 52