Óðinn

Projet - Base de données Faune du Québec

Pluvier kildir

Nom latin : Charadrius vociferus

Distribution géographique : Oiseau très commun. Niche dans toutes les régions habitées du Québec méridional et des Maritimes; très localisé à l'île du Cap-Breton. Arrive très tôt au printemps.

Migration : Dès la mi-mars, il arrive que les pluviers kildir atteignent la partie méridionale du Canada, à peu près à l'époque du retour des merles. Ils se déplacent autant le jour que la nuit et l'on peut parfois, par une belle nuit de printemps, entendre dans le ciel leur cris répétés. La migration est graduelle et par conséquent, moins spectaculaire que chez d'autres espèces. Après une halte dans les régions du sud, certains oiseaux repartent vers le nord tandis que ls autres ont déjà commencé à nicher.

Vers la fin de l'été, ils se regroupent dans les champs ou sur le bords des étangs, des lacs et des cours d'eau. Ces rassemblement ne comprennent parfois qu'un petits nombre d'individus, mais peuvent aussi de dix à plus de cent membres là où les conditions alimentaires sont particulièrement favorables. Contrairement à de nombreux autres oiseaux de rivage, ils ne cherchent pas leur nourriture très près les uns des autres mais se regroupent pour l'envolée.

Avec la progression de l'automne, les oiseaux se dirigent peu à peu vers des régions plus chaudes et, à la fin d'octobre ou au début d novembre, il n'en reste que quelques-uns.

Caractères distinctifs : Le seul pluvier qui porte deux colliers sur la poitrine. Sexes semblables. Les deux stries noires sur la poitrine blanche, de même que la queue, le croupion et le bas du dos orangés, constituent ses marques les plus distinctives. Sa gorge et son cou blanc forment un contraste avec son bonnet brunâtre et la bande noire qui passe qui passe sous l'oeil et sur la nuque. La partie inférieur du dos et des ailes sont brunes mais, déployées, ces dernières montrent une rayure blanche. L'oiseau est pourvu d'un bec solide et assez long qui lui permet de fouiller juste sous la surface du sol pour trouver des larves et des vers.

Voix : Oiseau très criard; son cri le plus commun, un kil-dîî répété plusieurs fois, ce qui lui a valu son nom.

Habitat : Bien que les pluviers kildirs appartiennent à la catégorie des oiseaux de rivage, on le retrouve souvent à une certaine distance de l'eau. Il ne fréquente que les endroits à découvert, comme les champs, les pâturages et les hautes terres sèches. Les terrains de golf et d'aviation, recouvert d'herbe courte, se sont aussi pour eux des endroits de prédilection.

Nidification : Le mâle et la femelle prennent tous deux part à la construction du nid. Ils établissent sur le sol, à un endroit d'où l'on peut voir de tous les cotés; il s'agit le plus souvent d'un champ, d'un coin d'énudé, d'un amas de gravier ou d'un pâturage bien brouté.Le fond d'une carrière désafectée ou un toit de gravier peuvent tout aussi bien faire l'affaire.

Le nid conciste en une cavité peux profonde parfois tapissée de cailloux, de morceaux de verre, de pierres calcaires ou de copeaux de bois.

Reproduction : À cause des températures froides des parties septemtrionales du pays, les oiseaux arrivent seulement vers la fin du printemps et sont déjà appariés lorsqu'ils atteignent leur aires de nidification. Toutefois, dans les parties sud, les pluviers arrivent plus tôt et s'accouplent une fois parvenu à destination. La cour consiste soit en une haute envolée dans le ciel ou en des poses compliquées au sol. Dans ce dernier cas, le pluvier se blottit par terre, s'incline d'un côté et baisse les ailes pour laisser voir la couleur vive du bas de son corps et de son croupion. Il porte sa queue élevée et ouverte en éventail. L'oiseau pout aussi tournoyer rapidement, toujours en étalant ses magnifiques couleurs. Tout au cours de la parade au sol, le pluvier émet un long chant trillé.

La femelle pond quatre ou, très rarement cinq oeufs qui ont la forme d'une poire ils sont de couleur chamois pâle, tachetés d'une façon irrégulière de point , d'éclaboussures et de griffonnages noires ou d'un brun noirâtre, et sont toujours disposé en cercle, la pointe vers l'intérieur. Comme le bout arrondi, qui est d'avantage tacheté, est dirigé vers l'extérieur, les oeufs se marient bien avec leur environnement. Ceux-ci, que les parents ne laissent jamais sans surveillance, sont exposés à souffrir d'une chaleur ou d'un froid excessif. Le mâle et la femelle s'occupent à tour de rôle de couver et de garder les oeufs au chaud. Lorsque la température est particulièrement chaude, l'adulte se tiendra au-dessus du nid, ombrageant les oeufs de son corps et permettant aussi à la brise rafraîchissante de circuler.

L'incubation dure normalement de 24 à 26 jours. Le petit met de 18 à 36 heures à briser sa coquille, dont chaque morceau est éloigné du nid par les parents quelques moments seulement après l'éclosion. Dès leur sortie de l'oeuf, les petits sont entièrement recouverts d'un épais duvet et ressemble à leur parents, sauf qu'ils ont une seule bande pectorale. À la naissance, le duvet est mouillé mais il sèche en une heure, donnant aux petits l'allure de boules ébouriffées sur deux longue pattes. Contrairement aux oiseaux chanteurs, les petits des espèce de rivage quittent le nid sitôt leur duvet séché et peuvent se nourrir d'eux-mêmes en moins d'un jour, se déplaçant à pas rapides et piquant le sol à la recherche de petits insectes. Ils perdent vite leur duvet et, dès le milieu de l'été, ne se distinguent presque plus des adultes. Le motif de leur tête sera cependant moin bien délimité et leurs tons de brun, plus pâles.

Les adultes n'ont pas à nourrir les petits, mais les surveillent constament, les couvant, les protégeant contre les prédateurs et les avertissant du danger. Au premier signe d'une menace, le mâle ou la femelle lancera une note d'alarme au son de laquelle les oisellets s'immobiliseront. Ils resteront blottis, sans aucun mouvement, jusqu'à ce que l'adulte leur donne le signal de fin d'alerte. Ils répondront à des notes douces en allant se blottir, pour la nuit ou une courte période de repos, sous le chaud plumage de leurs parents. Ces derniers couvent à maintes reprises les petits au cours des premiers jours de leur vie pour les protéger d u soleil, du froid et de l'humidité. Mais, au bout de 24 jours, ils cessent complètement cette activité et, à 40 jours, les oisillons sont prêt à prendre leur envol.

Régime alimentaire : Le pluvier kildir choisit sa nourriture parmi une grande variété d'insectes et autres invertébrés, dont la plupart nuisent aux cultures. Les bestiolles telles le charançons des racines de trèfle et le charançon postiche de la luzerne, les vers blancs, les vers de fil de fer, larves de taupins, et les scolytes des arbres fruitiers constituent 37% de ses aliments. On a découvert que l'estomac de pluviers kildirs pris dans des vergers étaient pleins de charançons.

Les sauterelles, chenilles, fourmis, punaises, phyganes, libellules et insectes diptères forment pour leur part 39% de la nourriture de l'oiseau tandis que les mille-pattes, araignées, tiques, vers de terre, escargots, crabes et autres crustacés répondent pour environ 21%. Le régime alimentaire du pluvier kildir comprend de nombreuses espèces nuisibles, non seulement pour les récoltes mais aussi, comme les maringouins et les tiques chez les humains et les animaux. Les matière végétales ne forment que 2% de leur alimentation et consistent sourtout en des graines de mauvaises herbes.

En quête de nourriture, le pluvier kildir couvre en courant de petites distances s'arrête et reste immobile comme s'il voulait écouter et observer quelque chose gardant toujours la tête relevé, puis il darde soudainement son bec dans le sol. Parfois, sur des terrains très boueux, il piétine le sol comme pour en faire sortir les larves et les vers. On peut le voir se nourrir à presque tout moment du jour.

Status de population : L'espèce jouit d'une entière protection en vertu du traité concernant les oiseaux migrateurs, conclu en 1916 entre le Canada et les États-Unis; il est en effet interdit d'abattre des pluviers kildirs ou d'en prendre leurs oeufs.

Fiche mise à jour le : 2026-03-20 - Nombre de consultations : 213